Birmingham, 21/09/07
dimanche 30 septembre 2007
vendredi 28 septembre 2007
Childhood's memories
Because my mind will change,
Because my loves will change,
Because people will change,
Because in one week, I will leave
Because life is pretty,
Because life is not a picture,
Because hours come and leave,
Because there were lights,
Because there were smiles,
Because rain will come back,
Because Ocean never changes...
Biarritz, 17/09/2007
jeudi 27 septembre 2007
French trip
T'en souviens-tu, la Seine,







Je te disais, la Seine








Ils te diront, la Seine,










T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine de quand on avait rien,
de quand on avait pour tous bagages
tes deux quais pour m'y promener,
tes deux quais pour y mieux rêver ?
Tu étais, tu étais mes voyages
et la mer, tu étais mes voiliers,
tu étais pour moi les paysages ignorés.
Je te disais, la Seine
qu'on avait les yeux d' la mêm' couleur.
Quand j'avais de la peine,
quand j'égarais mon cœur,
quand je trouvais la ville trop noire,
tu dorais des plages pour moi,
tu mettais ton manteau de soie,
et pour moi, qui ne voulais plus croire,
et pour moi, pour pas que je me noie,
tu faisais d'un chagrin un' histoire, une joie.
Ils te diront, la Seine,
que je n'ai plus de cœur à promener
ou que, si je promène,
c'est loin de ton quartier.
Ils te diront que je te délaisse
et pourtant je n'ai pas changé.
Non, je ne t'ai pas oubliée,
mon amie de toutes les tendresses.
J'ai gardé dans mes yeux tes reflets,
j'ai gardé tes couleurs, tes caresses pour rêver.
T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine
de quand on était bien?
Et si j'ai vu d'autres paysages,
tes deux quais m'ont tant fait rêver.
Attends-moi: j'y retournerai,
tu seras mon premier grand voyage,
et le port où je viens relâcher,
fatiguée de tant d'autres rivages oubliés.
T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu ?
Anne Sylvestre, 1964.
dimanche 23 septembre 2007
Les crieurs de rivages.
Les effluves d'un ruisseau que le temps ne tient pas. Froides, elles inspirent à la peau des bruissements comme un orant toucher le fait au pénitent. Les formes sont des ombres, des caresses, une chaste luxure...le regard d'un espion tapi dans des épines.
Mais tu souris aux heures sous ton chapeau de paille, je suis comme toi, pour un moment statufié dans une alcôve de plénitude. Intangibles, juste là, sans justification.
Arrangés comme des pierres scélées parfaitement à leur place, si bien qu'on ne les remarque plus.
Et folles de hardiesse, elles se fânent en apprenant l'humilité.















Un obséquieux rivage qui se perd en révérences et qui crie "votre grâce" à l'infini. On se saoule de majesté quand on ne sais plus les gestes.
Les yeux plantés au sol, on cesse d'espérer l'immarcessible étreinte de la trace, on se laisse là, figé sur un lapsus, la tête mangée par l'immensité.
Sur les pas des gens, nous aussi perdons un nom. Traces anonymes sur du papier d'argent, posées dans un lieu qui refuse son époque, je te perds quand je perds tes yeux. Au milieu de cette foule noyée dans un océan de lumière, chacun peut être un autre,
et toi, changée...
Mais tu souris aux heures sous ton chapeau de paille, je suis comme toi, pour un moment statufié dans une alcôve de plénitude. Intangibles, juste là, sans justification.
Arrangés comme des pierres scélées parfaitement à leur place, si bien qu'on ne les remarque plus.
Les vagues disent encore que le temps ne les effraie pas, qu'elles peuvent rester des enfants, que l'existence est plus qu'un déchirement sur le sable ou les falaises, qu'elles aussi ont vu les abysses.
Et folles de hardiesse, elles se fânent en apprenant l'humilité.
Un instant, l'écume ne souffre aucun partage.
Biarritz, le 04/09/2007
mardi 11 septembre 2007
Quand les rames se chevauchent
C'est quand je sais que tous les reflets me rappellent la mer qu'il faut partir.
Les ombres s'amoncellent sur les corps alors que le jour décline. Ne restent que les contrastes voyageurs offerts par la nudité, par la juvénilité...
Alors on reste, comme un adolescent, courbés devant les rouleaux frêles, prétrifié dans son appréhension du monde.
Et on laisse le temps s'écouler, suave, lassif.
On rêve de rires que l'on sait immarcessibles
On vit dans un reflet où on ne se sent pas entier mais seulement plus légers.


















Tout de suite, quand le jour s'éteint, tout de suite...
Une fenêtre ouverte sur les Landes, une fenêtre ouverte.Chez nous.
Puis, affligés par le temps qui passe on décide le soleil.Pour se reposer, pour se réchauffer,
pour voir.
Les ombres s'amoncellent sur les corps alors que le jour décline. Ne restent que les contrastes voyageurs offerts par la nudité, par la juvénilité...
... par la mélancolie d'un océan qu'on désire, mais qu'on ne comprend plus.
Alors on reste, comme un adolescent, courbés devant les rouleaux frêles, prétrifié dans son appréhension du monde.
Et on laisse le temps s'écouler, suave, lassif.
Enfin, on part: la mer s'assombrit, elle monte,
elle monte.
Nous, nous nous perdons dans des jeux d'enfants,
pour laisser une tracepour s'endormir quand les pénitents restent sur la plage.
On rêve de lendemains,On rêve de rires que l'on sait immarcessibles
On vit dans un reflet où on ne se sent pas entier mais seulement plus légers.
Dans le coin d'un salon, on voit la culpabilité des enfants s'établir sur les visages, celle qui se dessine au toucher du plaisir.
Le temps s'est arrêté dans ce lieu de délices, et après des odeurs,
on se laisse partir.
Bayonne, le 3/09/2007
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